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Plus de trois ans d'existence et une fréquentation toujours en hausse, n'est-ce pas formidable ? De temps en temps certains me demandent pourquoi je n'écris pas plus souvent de nouveaux articles... Le temps me manque, malheureusement ! Je privilégie le temps à passer sur le terrain pour pouvoir prendre des photos.
J'ai d'ailleurs mis en ligne en ligne récemment mon tout nouveau site web de photographies naturalistes :
www.patricktrecul-photo.com
Si vous souhaitez voir plus de photos ou consulter mes prises de vues les plus récentes n'hésitez pas à y faire un détour !

A très vite !

Patrick TRECUL


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Lundi 18 juillet 2005
Les araignées n’attirent pas les foules… Beaucoup de personnes en ont même une réelle phobie, et je dois avouer moi-même que j’ai un peu de mal à m’y intéresser autant qu’aux autres bestioles… J’ai donc décidé de me forcer à en apprendre un peu plus à leurs sujet, et c’est ainsi que j’ai rencontré l’une des plus belles d’entre-elles : l’Argiope fasciée…
 
(à gauche : face dorsale ; à droite : face ventrale)
Le tigre des hautes herbes…
Argiope bruennichi (c’est son nom scientifique) est jaune rayé de noir, et comme toutes les araignées, elle est exclusivement prédatrice. Vous pouvez l’observer facilement tout l’été dans les hautes herbes, car vous la repèrerez facilement à ses couleurs peu discrètes et à sa toile un peu particulière (je vous en parlerai par la suite…). Seulement, vous ne verrez probablement que des femelles, car les mâles ne possèdent pas ces couleurs et ils sont minuscules (alors que la belle tigrée mesure de 1,5 à 3 cm). Une fois que vous l’aurez repéré, amusez vous à jeter une brindille dans la toile, vous la verrez se précipiter dessus, c’est assez amusant à voir…
 
Une toile étonnante :
Comme toutes les araignées, l’Argiope fasciée sécrète plusieurs substances pour former ses différents types de fils (un pour la toile, un pour enrubanner ses captures, un pour protéger sa progéniture, …). Sa toile est composée d’un cadre (dont la forme dépend du support), sur ce cadre, des fils rayonnants permettent à l’Argiope de dérouler plusieurs cercles concentriques qui formeront la toile. D’autres arachnides font leur toile de cette manière, ce qui est particulier aux Argiopes, c’est le stabilimentum, une sorte de couture en zig-zag très voyante. Plusieurs hypothèses existent au sujet de cette couture : la première, la plus probable, prétend qu’elle sert à stabiliser la toile (d’où son nom de stabilimentum) et à la solidifier, mais une seconde hypothèse laisse supposer qu’elle servirait à rendre la toile plus visible pour les oiseaux, qui éviteraient ainsi de se prendre dedans, ce qui demanderait à l’Argiope de reconstruire une nouvelle toile à chaque fois…

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Par PATRICK TRECUL - Publié dans : articles faune
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